Le plein d'émotion et un 200e but pour Cavani, le verre à moitié vide pour le PSG

Publié lundi, 24 février 2020 ‐ Le Figaro

Au Parc des Princes
Et de 200 pour Edinson Cavani. 200 buts en Rouge et Bleu pour lui. Un moment fort, une émotion simple pour le Matador et son public, au cœur d'une soirée qui soulève pourtant plus de questions qu'elle n'aura apporté de réponse quelques jours après la défaite à Dortmund. Aligné en pointe ce dimanche soir, contre Bordeaux (4-3), l'international uruguayen a inscrit son 200e but sous les couleurs du Paris Saint-Germain, toutes compétitions confondues, en 298 matches. Une tête victorieuse, à la 25e minute, sur un centre d'Angel Di Maria. Pour marquer le coup, Michel Montana, speaker du Parc des Princes, a pris un plaisir non dissimulé à faire hurler son nom... neuf fois, comme son numéro de maillot, à une foule toute acquise à sa cause, malgré ses velléités de départ pendant le dernier mercato hivernal. «Cavani, 200 buts marqués, ton histoire a jamais gravée», pouvait-on lire sur une banderole déployée côté Auteuil, à la fin de la partie, avant de voir le joueur de 33 ans venir au pied du virage pour prendre une nouvelle ovation, une de plus. Un moment de communion entre les supporters parisiens et leur chouchou. 
Loin devant Zlatan et Pauleta 
Rappelons que le «Matador» était déjà le meilleur buteur de l'histoire du club depuis bien longtemps, loin devant son dauphin et ancien coéquipier, Zlatan Ibrahimovic (156). C'est Pedro Miguel Pauleta qui complète le podium (109). Edinson Cavani, c'est 138 buts en championnat de France, 30 en Ligue des champions et 32 en Coupes. Combien encore ? Libre à la fin de la saison, il a encore quelques mois pour augmenter ses statistiques. De nouveau comme titulaire ? C'est une autre histoire. Mais Mauro Icardi vient de débuter deux matches sur le banc. Un signe ? 
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Remuant et en jambes, Cavani a en tout cas mis tous les ingrédients pour tenter d'infléchir la tendance des dernières semaines et de donner des gages à son entraîneur. Défensivement bien sûr, avec un abattage qui n'aura surpris personne, mais aussi et surtout offensivement, avec ce but et une passe décisive pour Kylian Mbappé, une offrande synonyme de 4-2 à la 69e minute. Dans tous les bons coups, il est aussi à l'origine du deuxième but de Marquinhos (63e), sa tête à bout portant repoussée par Benoît Costil retombant dans les pieds du Brésilien. Chassez le naturel, il revient au galop : l'intéressé a aussi manqué de réussite plusieurs fois. Et il a touché du bois sur une merveille de talonnade (29e). Un avertissement à la mi-temps aussi, pour être venu parler du pays à l'arbitre jusque dans le couloir... Mais le bilan était nettement positif pour Edinson Cavani, au moment de quitter la pelouse, remplacé par Icardi sous les vivas de la foule (76e) et avec le sentiment du devoir accompli. 
Un sentiment que tout le monde n'avait pas forcément dans les rangs parisiens à la fin d'une partie échevelée, lors de laquelle les champions de France ont affiché une fébrilité tout sauf rassurante avant le match retour face à Dortmund (le 11 mars). D'ailleurs, le match aller, et cette défaite 2-1 mardi dernier en Allemagne, était encore dans les esprits des supporters. «Kombouaré, Gino, Rai, c’était la rage de vaincre, (Thiago) Silva, Mbappe, Neymar, la peur de gagner ? Portez vos couilles», pouvait-on lire côté Auteuil, avant le coup d’envoi. «Dignes de porter nos couleurs ? Rendez-vous le 11/03», ajoutaient les Ultras au début de la seconde période. Le tout avec quelques sifflets à l'attention de Thomas Tuchel lors de la présentation des équipes... Ajoutez à cela le rouge de Neymar (90+2) - deuxième jaune en fait - pour une balayette sur Yacine Adli, la blessure de Thiago Silva (17e) et trois buts encaissés (Hwang, Pablo, Pardo), soit neuf sur les trois derniers matches, et vous obtenez une soupe bien indigeste. Avec en prime des erreurs individuelles grossières, comme celles de Sergio Rico, et un sérieux aléatoire dans le replis défensif. 
Ému aux larmes 
Pourtant, on ne peut pas dire que les Girondins ont pris leurs hôtes à la gorge. Celle de Cavani, était nouée au moment de répondre aux questions de nos confrères de Canal+. Au bord des larmes, le guerrier sud-américain. «Ce sont les coéquipiers qui donnent la possibilité (d’en arriver là), a-t-il dit, les yeux humides. C’est un moment très spécial, après… un mois de janvier difficile, sincèrement, mais je suis ici, comme je le dis toujours, pour donner le maximum et pour essayer de continuer à faire une grosse saison avec l’équipe. Mais je suis aussi comme ça, un peu ému. Il y a ma famille derrière moi, toujours à me pousser, à me donner l’amour, et à la fin c’est ça qui te fait avancer. Ça me procure beaucoup d’émotion.» C'est aussi pour cela que sa cote de popularité ne faiblit pas auprès des habitués du virage Auteuil. Simple et vrai, Cavani.
Et de poursuivre, au sujet de ces valeurs qui le rendent si attachant : «C’est ce que j’ai appris depuis tout petit, c’est donc ce que je donne. C’est tout ce que je peux donner. Je ne peux pas faire autre chose, c’est ce que je sais faire. Je vais donner cela jusqu’à la fin.» Avant ce passage devant les caméras de la chaîne crypté, Edi Cavani aura eu droit à un bel hommage du club. L'occasion pour lui de s'adresser directement au public du Parc des Princes : «Je voudrais d’abord remercier mes coéquipiers, ceux qui sont ici, ceux qui sont partis, parce que sans coéquipier, tu ne peux rien faire. Merci à tous, merci à vous aussi pour être derrière nous. On va continuer, on va pousser pour aller au bout et finir la saison de la meilleure des manières.» Pour cela, il faudra que les Parisiens fassent mieux que ce qu'ils ont produit dimanche soir contre les Girondins. Beaucoup mieux. Nul doute que Coach Tuchel aura deux-trois choses à redire sur le contenu de la partie. En attendant, ce match, c'était celui de Cavani. «C’est le moment de profiter un peu. Je mérite de profiter, une soirée avec la famille et les amis», assure-t-il. Permission accordée. 

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